Lutte contre la prolifération des moustiques : qui fait quoi ?
04 Sep 2026
Dans la lutte contre la prolifération des moustiques, la bataille se gagne maison par maison, quartier par quartier. On vous explique dans cet article !
Le SIBA est sur le terrain pour traiter les gîtes de larves.

Il faut distinguer la lutte contre le moustique commun (ou encore appelé autochtone) et la lutte contre le moustique tigre. L’action du SIBA porte sur 3 points :
- Surveiller et traiter les gites larvaires pour lutter contre la prolifération du moustique commun.
Le SIBA est sur le terrain et traite les gites de larves. Mais en aucun cas, il ne peut traiter les moustiques adultes. L’utilisation de produits adulticides est engagée uniquement par l’ARS dans le cadre d’une lutte sanitaire révélée. Un travail de fond est également engagé avec les différents gestionnaires de sites afin de favoriser une gestion hydraulique adaptée à la problématique moustique. - Mobiliser la population pour lutter contre la prolifération des moustiques, en particulier du moustique tigre. Les autorités publiques ne peuvent, en effet, lutter seules. Chacun, en adoptant des gestes simples, doit participer à la lutte contre la prolifération des moustiques.
- Collaborer avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) : ce que fait le SIBA depuis plusieurs années dans le cadre d’un projet à long terme, visant à renforcer les populations d’hirondelles et de martinets, prédateurs naturels des moustiques, en installant des nichoirs sur les communes du Bassin d’Arcachon.
Pourquoi le SIBA ne peut pas traiter les moustiques adultes ? pour plusieurs raisons :
- D’une part, il est prouvé de manière scientifique que le moustique développe des résistances assez rapidement quand il est exposé à une utilisation régulière d’insecticides. Ces produits n’auraient alors plus d’effet sur les moustiques. Et, en cas de risque sanitaire avéré, les traitements deviendraient alors inopérants.
- D’autre part, au-delà des risques potentiels sur la santé humaine, l’épandage d’insecticides aurait des répercussions très fortes sur la biodiversité. En effet, ce type de produit n’est pas sélectif et tue l’ensemble des insectes.
En cas de risques sanitaires (dengue, chikungunya, Zika…) : c’est l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui intervient.

Le signalement entraine immédiatement des investigations par l’Agence Régionale de Santé (ARS).
Celles-ci ont pour objectif de déterminer la période d’exposition et de virémie du cas, ainsi que d’identifier les différents lieux de séjour et de déplacements pendant cette période.
En fonction des résultats de l’investigation, des investigations entomologiques et des actions de lutte antivectorielle (LAV) appropriées sont menées, avec destruction des gîtes larvaires et, si nécessaire, traitements adulticides ou larvicides ciblés dans un périmètre de 150 à 200 mètres autour des lieux fréquentés par le cas pendant la période de virémie.
Si l’ARS décide la mise en œuvre de traitements, alors la mairie est informée des modalités d’intervention ainsi que tous les habitants concernés qui reçoivent les consignes à respecter. L’intervention consiste alors en une pulvérisation d’insecticide par un véhicule depuis la voie publique, complétée si nécessaire par des interventions ciblées à l’aide d’appareils portatifs dans les espaces extérieurs des propriétés privées et publiques.
Ce traitement s’applique sur une superficie limitée. Si vous ne recevez pas un flyer de l’A.R.S. dans votre boîte aux lettres, alors vous n’êtes pas dans le périmètre de traitement.
Et sur les propriétés privés : c’est à nous de jouer !
Chacun, en adoptant des gestes simples, participe à la lutte contre la prolifération des moustiques car il y a une bonne nouvelle ! Il ne peut pas se reproduire sans eau ! Alors à nous de jouer :
